vénus
j’ai vu monter Vénus
et disparaître la lune
maintenant dans le ciel noir
je ne vois que tes yeux
ton ombre est sonore
je l’entends crier
la douleur délétère –
elle me terrasse
mais le temps se fige
elle est là-bas
(la gardienne)
les aiguilles bougent
et ma fuite est vaine
tout me ramène à cette nuit sur la plage
les vagues qui s’écrasaient sur le sable mouillé
je n’en-tendais que les murmures
de ta voix mêlée à l’air salé