sur la voie du grand jour de bonheur
les monstres sont ravis et peignent des corps sans tête
sur les colonnes de l'arène
Le soleil enrobe la façade de l’immeuble
c’est ici que je trouve mon bonheur
sur les côtés de ma colère il y a la rage
j’ai de la chlorophylle plein les doigts
les fleurs sont à la poubelle
c’est vrai que j’aime la délicatesse
et aussi l’horreur
novembre et son odeur de fête foraine
lasse hélas
c’est la pluie qui s’étonne
là-haut les sirènes imploraient les anges
et l’exorcisé hurla « mes yeux sont-ils aveugles ? »
plus le goût de rien
toujours malgré tout le goût de toi
pas du tout le goût du temps qui file
il me manque le goût de l’éclat de rire
le sourire de maman
et le soleil qui gerce les lèvres
le soleil frappait sa peau
sel et sueur emmêlés
sur l’horizon quelques pensées
et le ciel, kaléidoscope
un film à la renverse.