POÈMES

te contempler

juil. 2024

peut-être qu’alors, sur la terre enneigée, tu repensais à ses soupirs
et aux squales qui te souriaient :
tu leur criais ne me regardez pas

pour l’écume et ses buissons
le vent alors soufflait puis éclatait
et pour les cimes et les clairières
c’étaient les chants des muses qui te piquaient la gorge

tout bruissait dans le silence obscur
les cigales et les combattants
leurs nageoires déployées
leurs ailes brisées

et toi couché dans les hautes herbes
couché sur un radeau
devant tes paupières c’était l’orchestre qui nageait
et sous tes mains la terre qui s’enfonçait